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Qu’elle est la raison qui fait que vous jouer à WebGourou ?   (Comments)
Je voudrais savoir: qu’elle est la raison qui fait que vous jouer à WebGourou ?

LE PROCESSUS D’INTÉGRATION DE L’UNION EUROPÉENNE   (Comments)

LE PROCESSUS D’INTÉGRATION DE L’UNION EUROPÉENNE : COMPARAISON DE CAS ENTRE LA CROATIE ET LA TURQUIE.


L’Union européenne est comme un édifice à étages. Chaque
nouveau pays membre est comme un nouvel étage à la construction. L’Union européenne, au tout début, ne comptait que quelques pays. Aujourd’hui en 2008, l’Union européenne comprend 27 pays membres. Ses frontières vont de l’Océan Atlantique jusqu’en Russie et jusqu’en Turquie. Les frontières actuelles de l’Union européenne (UE) sont-elles définitives? Peut- être pas, certains pays, dont la Turquie et la Croatie, cognent aux portes de l’UE pour en devenir membre.

La démarche pour intégrer l’Union européenne est très complexe et longue pour les États qui souhaitent rallier l’UE comme membre. Est-ce que le parcours d’intégration varie d’un pays à l’autre ou pas? Dans ce travail, nous allons regarder le processus d’intégration des pays qui souhaitent adhérer à l’UE depuis son dernier élargissement. Pour regarder comment un pays peut devenir membre nous allons analyser la candidature de la Croatie et de la Turquie tout en faisant une comparaison dans leur processus d’intégration.

Pour ce faire, nous allons examiner la situation générale de la Croatie et la Turquie, histoire de mieux connaître ces pays et aussi de mieux comprendre leurs processus d’intégration. Suite à cela, nous allons parler des critères de Copenhague. Pour continuer, nous allons voir les principes cadres qui régissent les négociations entre l’Union européenne et ses deux pays sur la question de l’acceptation de la Croatie et de la Turquie comme membre à part entière de l’UE. Par la suite, vu que la Croatie et la Turquie ne sont pas encore membre de l’UE, nous allons faire un résumé des arguments en faveur de leurs intégrations et en leur défaveurs. Pour terminer, nous allons effectuer une comparaison entre la Croatie et la Turquie.

La situation générale de la Croatie

La Croatie a une population d’environ 4,4 millions d’habitants . La langue officielle est le croate et le groupe majoritaire sont les Croates, 89,6 % de la population, suivie des Serbes, qui eux représente 4,5 % . La Croatie a eu sont indépendance en 1991. Sa population a grandement diminuée à cause des guerres. Sa capitale est Zagreb. La Croatie est un État unitaire, cet État est une république parlementaire. En Croatie, au niveau de la religion, les gens sont principalement soit catholiques, orthodoxes ou musulmans. Au cours des années 1991 à 2005, le PIB de la Croatie a augmenté en moyenne de 4,3% par année .

En 1998, il y a eu l’implantation qu’une TVA unique de 22%, cela a été approuvé par le FMI. Le but de cette politique était de faire en sorte de freiner l’évasion fiscale et aussi de réduire la part de l’économie souterraine . L’économie de la Croatie est principalement basée sur les produits manufacturés, L’exportation des produits manufacturés représente 65,8% de l’économie . L’exportation de pétrole et de produits miniers vient en deuxième place avec 19,6% des exportations . Pour finir, les produits agricoles ferment la marche avec 14,7% des exportations .

La situation générale de la Turquie

La capitale de la Turquie est Ankara. Cet État est une république parlementaire et aussi un État unitaire. La population de la Turquie est d’environ 72 millions d’habitants . En Turquie, environ 98% de la population est de religion musulmane et 87% des personnes qui habitent la Turquie ont comme langue maternelle le turc . Il y a une multitude de minorités. On retrouve les Kurdes, avec environs 6 millions de personnes . On reconnaît aussi des groupes qui viennent du Caucase ou bien encore des Balkans. Aussi, nous identifions des Grecs, des Arméniens et des juifs dans ce pays. Par contre, ces trois groupes sont principalement présents à Istanbul et à Izmir.

En Turquie, au niveau des activités économiques et du niveau de vie, nous avons affaire à deux mondes. L’ouest du pays est industrialisé et urbanisé. Le taux d’alphabétisation et de fécondité se rapproche grandement du niveau européen. Par contre, dans l’Est du pays, la situation est totalement différente. En Turquie, l’est du pays est rural, sous-industrialisé et pauvre. Cela est encore pire dans la zone de peuplement kurde.

Pour ce qui est de l’économie, 46,6% de la population active travaille dans l’agriculture . La Turquie n’est pas un pays riche en hydrocarbures, elle ne produit qu’environ 4,2 millions de tonnes. Par contre, sa capacité de raffinage est de 35 millions de tonnes . Cela permet à la Turquie de traité le pétrole qui est importé du Moyen- Orient. Dans le domaine de l’industrie, le textile est l’une des principales branches industrielles du pays. Il y a bien sur des industries de sidérurgie, de chimie lourde, de raffinerie de pétrole, de fabrication d'engrais et de matières plastiques qui ont été développées avec le temps. Par contre, il est important de dire que les emplois dans le domaine industriel en Turquie ne représentent qu’environ 20% des emplois . En Turquie, le secteur tertiaire s’est développé très vite. Cela est principalement dû à l’amélioration des communications, au renforcement de l’appareil administratif et au taux de population urbaine qui avoisine 60% .

Les critères de Copenhague

Afin de fixer les bases de ce qui est « acceptable » au sein de ses membres et de ses futurs adhérents, l’UE a déterminé certains critères de base afin de reconnaître l’acceptabilité de certains pays, ceux-ci ayant été définis dans la ville de Copenhague, il est tout naturel qu’ils portent le nom de leur ville d’origine.

Parlons des conditions que doivent remplir les pays candidats. Au niveau politique, il doit avoir l’existence d’institutions qui sont stables et qui en plus doivent garantir la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect des minorités en plus d’assuré leurs protections . Au niveau économique, dans les pays candidats, il doit y avoir l’existence d’une économie de marché qui est viable . Cette économie de marché doit être capable de faire face à la pression concurrentielle en plus des forces du marché au sein de l’Union européenne. Un autre critère que les pays candidats doivent remplir est le critère de l’acquis. Quand le critère de l’acquis est rempli, cela veut dire que les pays candidats sont capables d’assumer toutes les obligations qui découlent de l’appartenance à l’Union européenne. Cela veut dire la reprise de l’ensemble du droit et de la politique de l’UE, l’acquis communautaire, et la souscription aux objectifs de l’Union politique et de l’Union économique et monétaire .

Une autre condition est la capacité qu’a l’Union européenne à assimiler le nouveau membre. Cette condition est de plus en plus importante. Cela est dû au fait qu’il y a eu une grande augmentation des membres de l’UE au cours des dernières années. Pour conclure sur les critères de Copenhague, le Conseil européen de Luxembourg a décrété en 1997 que le respect des critères de Copenhague, au niveau politique, était un préalable pour l’ouverture de négociation pour une éventuelle adhésion .

Les négociations en vue de l’entrée à l’Union européenne et ses deux pays
Les cadres de négociation sont adoptés par le Conseil pour la Turquie, le 3 octobre 2005, et pour la Croatie, le 16 mars 2005 . Suite à l’expérience de l’élargissement avec les pays de l’Europe de l’Est, une nouvelle stratégie est mise en pratique pour la Turquie et la Croatie. Un élément essentiel de cette nouvelle stratégie est la mise en œuvre de 35 chapitres et de ses contrôles avant la fin des négociations entre l’UE et les pays candidats. Chacun des 35 chapitres est négocié entre l’UE et le pays candidat. Cela fait en sorte que l’UE est assurée que les nouveaux membres sont capables de remplir les obligations qui découlent de l’adhésion à l’UE dès leurs acceptations. En plus de cela, l’UE a fixé certains critères pour les cadres de négociation que voici.
Pour commencer, les négociations vont principalement tourner autour de certains chapitres. La clôture et l’ouverture de chaque nouveau chapitre sont décidés par le Conseil, et cela, de façon unanime sur la proposition de la Commission. Aussi, il est possible qu’il y ait de longues périodes transitoires, mais aussi des dérogations, des arrangements spécifiques ou bien encore des clauses de sauvegarde permanentes dans certains domaines. Par exemple, la libre circulation des personnes, des politiques structurelles ou bien encore de l’agriculture.

Il est important de souligner que pour la Turquie et la Croatie il y a quelques différences dans les négociations. Pour ce qui est des négociations avec la Turquie, il ne sera pas possible de conclure les négociations d’adhésion avant l’adoption du cadre financier pour la période qui débute en 2014. Aussi, en parallèle des négociations entrent la Turquie et l’UE, il va y avoir un dialogue politique et culturel, et cela, dans le but d’obtenir l’appui des citoyens de l’Union au processus d'élargissement pour la Turquie.

L’objectif ultime de la négociation est l’adhésion à l’UE. Le résultat des négociations ne peut pas être garanti à l’avance pour les deux pays. Par contre, pour ce qui est de la Turquie, il y a eu l’adoption d’une clause d’association. Cela veut dire que si la Turquie n’est pas capable d’assumer pleinement toutes les obligations qui sont liées au fait d’être membre, la Turquie aura droit quand même à un certain ancrage dans les structures européennes.

Bien sûr il y a toujours une possibilité que les négociations soient suspendues. Cela pourrait arriver en cas de violation grave et persistante des valeurs de l’UE, c’est- à- dire la liberté, la démocratie, la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et aussi l’État de droit. Suite à une violation, l’État candidat sera entendu. Par la suite, sur recommandation de la Commission, le Conseil statuera à la majorité qualifiée de la possible suspension et des conditions qui seront nécessaires pour la reprise des négociations.

Aussi, la poursuite des négociations se fait sous plusieurs conditions. Des progrès doivent être faits dans la mise en application des critères de Copenhague. Aussi, pour la Turquie, il doit y avoir des progrès de fait avec la Grèce sur la question de Chypre. Pour la Croatie, c’est d’avoir des progrès dans le processus de stabilisation en plus d’une coopération avec le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

En plus des critères de Copenhague et le cadre de négociation, expliqué plus haut qui constituent une base commune a tous les pays candidats sur ce qu’ils doivent faire pour devenir membre de l’UE., chaque État candidat a des objectifs spécifiques à réaliser. Pour commencer, la Croatie, en plus de devoir respecter les critères de Copenhague et le cadre de négociation adopté le 3 octobre 2005, elle doit aussi respecter les conditions qui ont été fixées pour la réalisation du processus de stabilisation et d'association. Suite à cela, elle doit respecter la déclaration de Zagreb qui a été signée en 2000 et, pour finir, elle doit respecter l’agenda de Thessalonique définie en 2003 .

Aussi, certaines priorités ont été identifiées par l’UE pour la Croatie. Les priorités identifiées constituent la base des évaluations qui seront faites par la Commission. La Commission va évaluer régulièrement les progrès qui seront réalisés par la Croatie sur le respect des critères d'adhésion. Les priorités pour la Croatie se divisent en quatre critères . Pour commencer, les priorités essentielles, sont à respecter à court terme. Dans cette catégorie, nous retrouvons entre autres la réforme de l’administration publique et du système de justice, la lutte à la corruption, la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie,etc. Par la suite il y a les critères politiques. Dans cette catégorie, nous retrouvons entre autres l’obligation de l’instauration d’un État de droit, le respect des droits de l’homme et des minorités, la réintégration des rapatriés, des procédures pénales contre les crimes de guerre,etc. Le troisième critère se situe au niveau économique. Nous retrouvons entre autres l’obligation de garantir la stabilité macroéconomique, la transparence budgétaire et la gestion de la dette publique. Il est aussi question de faciliter l'entrée des entreprises sur le marché. Le dernier critère est l'aptitude à assumer les obligations découlant de l'adhésion. Cela veut dire l’adoption et la mise en œuvre de trente-trois des trente-cinq chapitres de négociation.

Pour ce qui est de la Turquie, elle doit aussi respecter les critères de Copenhague et le cadre de négociations adopté le 3 octobre 2005 . Pour ce qui est de la Turquie, les priorités sont classées en priorités qui doivent être respectées dans un délai d’un à deux ans, pour les priorités à court terme, et pour ce qui est des priorités à moyen terme, elles doivent être réalisées dans une période de trois à quatre ans . Il y a trois priorités à court et moyens termes pour la Turquie. La première priorité est le dialogue politique. Cela comprend l’installation de la démocratie et d’un État de droit de façon durable, la protection des minorités, le respect des droits de l’homme. Il y a aussi la question de Chypre,etc.

Suite à cela, il y a les critères économiques. Dans ce domaine, il est question entre autres de la libéralisation du marché, de la lutte contre l’économie parallèle, la correction des déséquilibres du marché du travail,etc. Pour terminer, il y a l'aptitude à assumer les obligations découlant de l'adhésion. Les priorités identifiées constituent la base des évaluations qui seront faites par la Commission. La Commission va évaluer régulièrement les progrès qui seront réalisés par la Turquie sur le respect des critères d'adhésion

Argument en faveur et en défaveurs de la Croatie

Un argument en faveur de l’intégration de la Croatie est l’économie croate. Le PIB de la Croatie est en croissance stable, à 4,7% en 2003 . L’industrie touristique est en plein essor. Le taux d’inflation est de seulement 2% et en plus le chômage est en recul . Par contre, la dette extérieure de la Croatie est importante. Malgré certains problèmes, par exemple, le manque de transparence de la législation et l’hésitation des investisseurs étrangers, nous pouvons facilement penser qu’au niveau économique la Croatie a un avenir prometteur. Aussi, le PIB par capita, en 2003, était de 5140 euros . Grâce à cela, la Croatie, au niveau du PIB par capita, devance tous les pays du PSA et les pays candidats à l’élargissement, mais aussi une grande majorité des pays qui ont intégré l’UE en 2004. Un autre point en faveur de l’intégration de la Croatie dans l’Union européenne est que la Croatie a grandement avancé dans le domaine de l’harmonisation des normes de l’acquis communautaire.

Un des désavantages important que pourrait causer l’intégration sont des tensions avec la Russie. Ici, pour cet argument, il est important de dire que nous avançons que des hypothèses et non des certitudes. La zone balkanique a toujours été une zone autrement stratégique, cela est principalement dû au pétrole. Historiquement, la Russie a toujours fait une lutte politique acharnée contre ceux qui voulaient avoir une influence dans cette zone. Avec l’intégration de la Croatie, l’UE va avoir un accès direct à cette zone en plus d’avoir la possibilité de l’influencer. Tout dépendant de la réaction de la Russie, cela pourrait causer ultimement des tensions entre les pays de l’UE et la Russie

Certains éléments sont problématiques en Croatie pour ce qui est de l’adhésion. Pour commencer il y a un problème de corruption. Si on regarde l’indice de corruption sur le site Perspective monde, la Croatie obtient un score de 3,4 . Un pays qui obtient un score de 0 est une société ou le niveau de corruption est très élevé. Par contre, malgré cela, l’UE se dit satisfaite des efforts que la Croatie met pour contrer la corruption. Selon l’UE, il y a des résultats tangibles et évident. Par contre, si on parle à diverses sources sur le terrain, les procès sont souvent entravés par la magistrature. Comme l’a dit la Commission européenne sur les efforts de la Croatie pour faire face à la corruption : « La mise en œuvre des efforts anticorruption manque de coordination, tandis que les structures institutionnelles devront être renforcées »

Un autre problème est celui de la concurrence. Encore aujourd’hui certaines entreprises croates bénéficient de privilèges. Avec la corruption et la lenteur du secteur public, cela a pour effet de bloquer les investissements étrangers. À cause de cela, les États continus à dire que la Croatie n’est pas assez ouvertes aux investissements étrangers. Cette critique vient de certains pays qui ont de bonnes relations avec la Croatie, comme l’Autriche . Selon Miroslav Mišković, entrepreneur serbe aucun des pays de l’ex-Yougoslavie, exception faite du Monténgro, ne fait preuve d’ouverture en matière d’investissement. Il demande même à l’UE de ralentir l’intégration de ces pays, dont la Croatie fait partie. Est-ce que le manque d’ouverture en matière d’investissement va nuire à la Croatie à court terme??

D’autres problèmes sont soulignés. Le problème des pressions des politiques sur les médias n’est pas encore réglé. Dans le domaine de la justice, il y a des problèmes quant à la protection des témoins pour les procès de crimes de guerre .

Argument en faveur et en défaveurs de la Turquie

Pour commencer, nous allons parler des arguments en faveur de l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne. Un avantage majeur de l’acceptation de la Turquie dans l’UE se trouve au niveau démographique. La population de la Turquie est d’environ 72 millions d’habitants . La Turquie, depuis quelques années, connaît une bonne croissance démographique. Par contre, contrairement à la Turquie, l’Union européenne a une population de plus en plus âgée. Dans quelques années, cela va causer de multiples problèmes dans l’UE. Le dynamisme démographique de la Turquie pourrait être un gros plus pour l’Europe et cela pourrait même l’aider à passer cette période plus difficile. À titre indicatif, le nombre d’enfants, en moyenne, en Turquie est de 2,46 contre 1,31 pour l’Allemagne, 1,88 pour la France est de 1,26 pour l’Italie .

Depuis 2001, la Turquie a fait de grands efforts pour se conformer au critère de l’UE. Des réformes démocratiques ont été mises en place et la Constitution amendée. La liberté de la presse, la liberté d’association, la liberté d’expression, les droits des inculpés et des détenus ont été renforcés par ce changement constitutionnel. La peine de mort a été abolie. L’identité kurde a été reconnue. L’influence de l’armée a grandement diminué. Même le statut des femmes a changé. Depuis 2002, le nouveau code civil est entré en vigueur. Grâce à cela les femmes peuvent maintenant travailler sans l’autorisation de leurs maris et elles peuvent divorcer en cas d’adultère. En plus, elles ont même le droit à la propriété. Ici, nous pouvons voir qu’il y a une volonté de la Turquie de se transformer et de se conformer aux-pré requis pour devenir membre de l’Union européenne. La Turquie met des efforts pour se rapprocher des normes de l’UE

Voici maintenant les arguments en défaveur ou qui nuisent à l’intégration de la Turquie dans l’UE. Pour commencer, au niveau géographique, il y a seulement 3% du territoire de la Turquie qui fait partie de l’Europe. Aussi, les défenseurs de cet argument disent que la grande partie de la population est en sol asiatique et non européen. En plus, la capitale de la Turquie, Ankara, se trouve en territoire asiatique . Donc, pour certaines personnes, la Turquie n’est pas un pays européen, mais asiatique. Aussi, avec l’intégration de la Turquie, l’UE se retrouverait avec des voisins peu désirables, comme l’Irak, l’Iran et la Syrie. Cela ferait en sorte que l’UE perdrait son caractère neutre. Aussi, avec la Turquie comme membre de l’UE, il n’y aurait plus de zone tampon entre l’UE et le Moyen-Orient. Cela ferait en sorte que l’UE risquerait d’être impliquée indirectement dans certains problèmes du Moyen-Orient.

Un autre problème, pour certains États comme la France et l’Allemagne, serait que la Turquie aurait un poids considérable dans le processus de décision de l’UE. Grâce à sa population, la Turquie pourrait obtenir environ 96 députés au parlement européen, presqu’ autant que l’Allemagne. Aussi, à cause de l’arrivée des nouveaux députés turcs, certains pays comme la France, l’Italie et la Grande- Bretagne vont voir leur nombre de députés diminués au Parlement, donc par la même occasion, leur poids politique diminuer .

Pour certaines questions, le Parlement marche selon la majorité qualifiée. Chaque État a un certain nombre de voix. Par exemple la France, l’Allemagne et l’Italie ont chacun 29 voix. Pour que la majorité qualifiée soit atteinte il faut qu’une majorité des États membres donne son approbation. Aussi il faut que les États en faveur représentent 73,9% des voix et que la population totale des États qui ont voté pour atteigne 62% de la population totale de l’UE. Si une des conditions n’est pas remplie, la décision est rejetée. Avec une population d’environ 72 millions d’habitants, la Turquie, grâce à sa population, serait un acteur presque incontournable dans la prise de décisions à la majorité qualifiée.

Deux choses nuisent à l’intégration de la Turquie. La première chose qui nuit à l’intégration de la Turquie est la question de Chypre. L’île de Chypre est divisée en deux parties. La partie sud de l’île, la partie grecque, qui a intégré l’UE lors des dernières années, et la République turque de Chypre Nord (RTCN) qui est seulement reconnue par la Turquie. En 2005, le Protocole d’Ankara fut signé. Le protocole d’Ankara est un protocole qui fut signé entre la Turquie et l’UE sur la question des douanes.

Par contre, malgré la signature de ce protocole, la Turquie refuse toujours l’accès de ses ports aux bateaux qui viennent du sud de Chypre. Cela constitue une violation des accords passés entre la Turquie et l’UE sur la question des douanes. En réplique à cela, la République de Chypre, le parti qui fait parti de l’UE, menace de mettre son veto contre la Turquie si elle ne la reconnaît pas officiellement et, donc, de facto ne plus reconnaître la République turque de Chypre Nord

Un autre événement qui cause problème à la Turquie, c’est le génocide arménien. Ce génocide a eu lieu en 1915 par l’Empire ottoman. Ce génocide a coûté la vie à environ 1,5 million d’Arméniens . Aujourd’hui encore ce génocide n’est pas reconnu par la Turquie. Le Parlement européen a même voté une motion qui oblige la Turquie à reconnaître le génocide arménien avant toute autre négociation.

Une des raisons qui explique l’adoption de cette motion par le Parlement européen est que la réconciliation est une des valeurs de l’Europe. Quand un pays européen fait des erreurs, il le reconnaît, comme, par exemple, l’Allemagne et ce qui ses passer de 1933 à 1945. Par contre, il faut mettre un bémol à cette motion. Olli Rehn, le Commissaire européen en charge du dossier de l’élargissement, a dit que la reconnaissance du génocide arménien n’était pas l’un des critères initiaux à l’adhésion de la Turquie. Malgré l’intervention de Olli Rehn, nous pouvons facilement voir que le cas arménien vient encore hanter la Turquie et cela pourrait ultimement lui causer des problèmes pour son intégration.

Comparaison entre la Croatie et la Turquie

Dans cette partie, nous allons faire une comparaison entre la Turquie et la Croatie. Cela a pour but de mettre en évidence les diverses différences entre les deux pays et cela dans plusieurs domaines.

Pour commencer, la population des deux pays est totalement différente. La Turquie a une population de 72 millions d’habitants contre une population de 4,4 millions d’habitants pour la Croatie . Le fait d’avoir une grande population désavantage la Turquie face à la Croatie. La raison est fort simple, il est beaucoup plus facile d’intégrer une plus petite population dans l’UE qu’une grosse. Cela bouleverse moins les structures en place. Aussi, un autre problème relié à la population est les différences culturelles. La Turquie est majoritairement musulmane, l’UE et la Croatie ont une majorité de personnes qui sont de rite catholique (protestant, anglican, orthodoxe, chrétien,etc.). La culture de la Croatie s’harmonise plus facilement dans l’Union européenne que celle de la Turquie. Au contraire, avec l’intégration de la Turquie dans l’UE on craint même qu’il y ait un choc des cultures.

Un autre point que nous allons comparer entre la Turquie et la Croatie est leurs voisinages. Les deux ont un voisinage totalement différent. Si la Turquie devenait membre de l’UE, l’Union se retrouverait avec des voisins comme l’Irak et la Syrie. L’UE aurait donc comme voisins une des zones les plus instables du monde, mais aussi une zone de haute importance stratégique. Elle pourrait plus facilement influencer cette zone, mais par contre elle n’aurait plus la Turquie comme zone tampon entre elle et le Moyen Orient. Donc elle serait exposée à cet environnement qui peut être parfois explosif. Le voisinage de la Croatie est différent. Cette zone, avec les années, se stabilise petit à petit. Le seul petit problème est qu’avec l’intégration de la Croatie, l’UE aurait un pied dans les Balkans et cela pourrait indisposer la Russie. Aussi, avec l’arrivée de l’UE dans cette région, l’Union pourrait être une source qui aiderait à la stabilisation définitive de cette zone.

Un autre point de comparaison que nous devons faire entre les deux pays est le niveau d’avancement dans les négociations. Pour commencer, il y a de fortes chances que la Croatie termine la partie technique des négociations en 2009 avec une entrée dans l’Union européenne vers 2012. De la part de la Croatie et de l’UE, il y a une certaine volonté de terminer les chapitres des négociations, pour pouvoir terminer toutes les discussions avant l’automne 2009. Par contre, pour ce qui est de la Turquie, la situation est différente. Il y a encore certains problèmes avec les réformes démocratiques. Aussi, les négociations sur les chapitres piétinent et il y a aussi certains problèmes qui viennent envenimer les négociations, par exemple, la question de Chypre et la question du génocide arménien. Aussi, contrairement à la Croatie, l’adhésion de la Turquie ne pourra pas avoir lieu avant 2014. Aussi, par la même occasion, pour que la Turquie puisse devenir membre il va y avoir un dialogue politique et culturel et cela dans le but d’obtenir l’appui des citoyens de l’Union au processus d'élargissement pour la Turquie.




Conclusion

Comme nous avons pu le remarquer, il y a des similitudes entre les divers parcours d’intégration entre nos deux pays. Les deux doivent respecter les critères de Copenhague, en plus de devoirs négocier 35 chapitres avec l’UE. Par contre, nous avons pu voir aussi certaines différences, par exemple sur les points prioritaires que chacun doit respecter. Ses points à respecter sont propres au pays et tiennent compte de la situation du pays. Donc, ce que nous pouvons dire, c’est que oui, il y a un parcours commun pour ce qui est de l’adhésion des pays dans l’UE, mais il y a des points qui sont spécifiques à chaque pays candidat. Aussi, la Turquie et la Croatie ne sont pas rendues à la même place dans leurs processus d’intégration. Il est donc important de ne pas précipiter les choses et de continuer a avancer pas à pas dans les négociations, histoire que l’UE s’en trouve grandie de ces nouveaux pays et non-handicapée par leur arrivée.

Pour finir, il serait peut- être important que les dirigeants formulent une vision commune de ce qu’est l’Europe et de tracer ses limites. Cela va éviter que des pays qui n’ont pas de liens avec l’Europe deviennent membres de l’UE et que, cela affaiblisse l’Europe. Aussi, par la même occasion, cela va faire en sorte que lorsque les limites de ce qu’est l’Europe sera défini, l’UE pourra enfin consacrer ses efforts et ses ressources à autre chose. À quand une limite claire de l’Europe ?


Pourquoi voter pour le Bloc Québécois   (Comments)
Pourquoi voter pour le Bloc Québécois

« Le Bloc Québécois ne va jamais prendre le pouvoir, donc ça sert à rien de voter pour eux. »». « Le Bloc Québécois n’a plus sa place. » « Le Bloc Québécois à Ottawa, ça change quoi ? » Combien de fois avez-vous entendu ce genre de phrase, dit par des gens de votre entourage, quand vous dites que vous votez et militez pour le BQ ??? Que répondez-vous à ce genre de question? Le but de cet article est de vous aider à donner une réponse à ce genre de question.
Pour commencer, les députés du Bloc Québécois (BQ) acquièrent une grande expérience dans diverses juridictions fédérale, par exemple dans le commerce international, la Défense, l’immigration,etc. Ils apprennent les rouages de la gestions d’un pays, renforcissent les liens avec les autres provinces et certains pays (futur partenaires commerciaux), .Cette expérience va nous être très utile quand le Québec sera souverain.

Par la suite, le Bloc Québécois est le seul parti qui défend les intérêts et les valeurs de la nation québécoise. Dans le passé, les Conservateurs et les Libéraux nous ont montré à maintes reprises que nos valeurs et nos intérêts étaient différents des leurs ; en voici quelques exemples. Que dire de la position des Conservateurs sur le protocole de Kyoto?? « Au sujet du Protocole de Kyoto, nous ferons cavaliers seuls à la Chambre des communes, pas uniquement pour nous opposer à sa ratification, mais pour le révoquer à la première occasion. ». Tel furent les paroles de Stephen Harper quand il était chef de l'Alliance canadienne. Maintenant, Stephen Harper est passé de la parole à l’acte. Le gouvernement conservateur refuse d’atteindre les objectifs de Kyoto. En plus, les compagnies pétrolières ont eu de la part du gouvernement une diminution de l’impôt sur le revenu des sociétés et abolition de la taxe sur le capital. Cela fait en sorte que les pétrolières sauveront 3,3 milliards $ en impôt. Durant ce temps, au Québec, nous mettons tout en œuvre pour réaliser les objectifs de Kyoto. Comme Québécois, pouvons cautionner cela? Et durant ce temps, que font les Libéraux? Rien, durant les votes importants pour Kyoto, les Libéraux de M. Dions se sont écrasés. Depuis le début, le Bloc Québécois a donné son appui en faveur de Kyoto. Mais plus encore, le Bloc Québécois s’est doté d’une plateforme solide en environnement. Un seul parti au fédéral, selon Greenpeace, a obtenu la note de passage pour son programme environnemental et ce parti est le Bloc québécois.

Comme vous le savez sûrement, le gouvernement du Québec n’a pas une grosse marge de manœuvre en matière de finance, surtout depuis les baisses d’impôt que le gouvernement Charest a fait. Ce que le Bloc Québécois propose pour remédier à cela est de régler une bonne fois pour tout le déséquilibre fiscal. Le BQ fut le premier parti au fédéral à parler de la question du déséquilibre fiscal. Depuis des années, le gouvernement fédéral cumule les surplus budgétaires. Stephen Harper a reconnu le déséquilibre fiscal et il a promis au Québécois qu’il allait le régler. Depuis qu’il est au pouvoir, Harper n’a pas régler le déséquilibre. Il a menti à tous les Québécois. Le Parti libéral n’est pas mieux. Durant toutes les années que les Libéraux furent au pouvoir, pas une fois ils n’ont reconnu le déséquilibre fiscal. Le déséquilibre fiscal est un des dossiers importants du Bloc. Avec une forte représentation du BQ à Ottawa, nous sommes assurés que ce dossier ne va pas tomber dans l’oublie.

Harper se targue d’avoir reconnue le Québec comme nation. Depuis qu’il a reconnu la nation québécoise, que c‘est -il passé. Rien, aucun n’avantage pour le Québec, aucun siège dans les organisations internationales, aucune délégation sportive, aucun surplus monétaire dans la culture. En fait, la seul chose qui c’est passée depuis cette reconnaisse, c’est que le gouvernement conservateur à couper dans la culture. Pour ceux qui disent que c’est grâces au conservateur que nous sommes maintenant une nation, je voudrais leur rappeler deux ou trois petites choses. Depuis son arrivé à Ottawa, le Bloc Québécois, à toujours travailler à faire reconnaître le Québec comme nation. Il a proposé à plusieurs reprises des motions qui reconnaissaient la nation québécoise, mais à chaque fois, ce genre de motion fut défait en Chambre. Aussi, il est important de se souvenir que le jour du vote sur la motion du gouvernement conservateur sur la reconnaissance du Québec comme nation, une motion du Bloc Québécois fut défaite. Cette motion avait pour but la reconnaissance de la nation québécoise Les Conservateurs ont juste fait preuve d’opportunisme politique. Bien des députés et des militants de ce parti étaient contre cette idée. Depuis des années, le BQ c’est battu pour faire reconnaître la nation québécoise. Cela est aujourd’hui une victoire du Bloc Québécois. Maintenant, le Bloc doit travailler pour faire en sorte que cette reconnaissance rapporte de quoi de concret au Québec.

En conclusion, le Bloc est à Ottawa pour être le défenseur de nos intérêts et de nos valeurs. Les députés du Bloc acquièrent une expérience importante dans le domaine international en plus de tisser des liens avec des ambassadeurs de plusieurs pays. Cette expérience et ces contacts que le Bloc a fait seront très utilisés lors de notre accession à la souveraineté. Le BQ au fil des ans a su montrer son utilité. Par exemple, en dénonçant le scandale des commandites, en ce portant garant de Kyoto et de la nation québécoise, en luttant contre le déséquilibre fiscal. Pour finir, aucun député conservateur du Québec, ne s’est dit contre les coupures en culture, aucun ne s’est dit contre le fait de laisser Kyoto de côté. Et que dire des Libéraux? Aucun député libéral n’a dénoncé le déséquilibre fiscal. Ces députés-là nous représentent-il comme il ce doit, selon nos valeurs et nos intérêts? La réponse est non. Voter pour le pouvoir peut avoir l’air attrayant, mais quand le fait de voter pour le pouvoir nous fait perdre notre identité et nos valeurs au profit des valeurs et des intérêts de d’autres personnes, cela est-il toujours si attrayant?